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Tome troisième.
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CIIA1>. V. - DESTINATION UE CAVALERIE. 4? 1

I

remplir les sous-lieutenances vacantes dans la cava-lerie; tout aussitôt, les fils des familles les plusriches et les moins aisées se disputèrent la faveurd’être admis; il fallait panser ses chevaux; aller aumanège, à des écoles d’hyppiatrique et de ferrage ;apprendre les exercices et les manœuvres de l’in-fanterie; supporter toute la contrainte, toute la ri-gueur d’un régime militaire ; se soumettre enfin auxhabitudes des chambrées, aux dégoûts d’une nour-riture grossière et mise en commun; tout acheter,tout payer.

Malgré tant d’épreuves, chaque année l’écolespéciale ne put suffire aux demaudes; et bientôtaussi, sans les expéditions de l’Espagne et du nord,la plus riche jeunesse de France n’aurait eu qu’unevaine éducation théorique pour prix de ses sacri-fices et de son impatience belliqueuse.

Mais, les événemens se pressaient, les pertes dela cavalerie devenaient de plus en plus sensibles ;Napoléon, alors, tenait sa parole et enlevait, tousles ans, avant l’instruction complète même, plusd’élèves qu’il ne l’avait promis.

Cependant, à l’annonce d’expéditions hasar-deuses, l’ardeur s’e'tait ralentie : l’empereur, dansune visite d’appareil, s’en aperçut; on lui portaitdes plaintes sur la nourriture, sur la qualité dupain... Un génie d’exaltation le conseille aussitôt;il vole de rang en rang; du pain de soldat, dit-il,pour des enfans de famille, non, non: qui veut être