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Tome troisième.
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CrrAI». III. - INTERVALLE RÉVOLUTIONNAIRE. 497

nationale , si l’on doutait des moyens que le gou-vernement le plus injuste peut y trouver pour sedéfendre et se faire écouter en maître : l’exempledu temps parle plus haut que les passions ! la France était envahie ; quel qu’en fût le prétexte, on laforçait à combattre : la France alors n’entendit quele cri du danger public ; la Patrie se montra éplo-rée , prête à subir la loi des armes étrangères oudes discordes civiles ; on s’indigna de pareilles at-taques ; on repoussa les manifestes et les protes-tations ; de toutes parts, on se précipita sous lesdrapeaux.

C’est alors que la Garde nationale présenta unepopulation guerrière de quatre millions quatre centquatre-vingt-onze mille hommes ; que les troupesde ligne et hors ligne s’élevèrent à onze centsoixante-trois mille huit cent quatre-vingt-neufjles états-majors et les établissemens de guerre , àsoixante-sept mille trois cent quarante-trois.

Le grandcomplet desarmemens de l’an II (* 795 ),fut de.5,722,232 hommes.

Incessamment aussi, à cette époque, on vit passeraux frontières , couvrir les routes , marcher danstoutes les directions, des re'gimens, des demi-brigades , des légions, des bataillons , escadrons etcompagnies de gens de guerre, sans cesse renouve-lés , et tous fougueux dans leur courage , tous in-trépides dans leurs fatigues.

Ce fut encore dans ce temps de péril commun,

3 ” PARTIE. 3 ?.