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Tome troisième.
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CHAP. III. - INTERVALLE RÉVOLUTIONNAIRE. 499

succédèrent rapidement, pour relever les espé-rances et entrouvrir de beaux jours de gloire : millecombats firent tomber Oneille , Ypres , Ostende ,Mons, Tournay, Namur, Nieuport, Anvers , Liège,Fontarabie, Saint-Sébastien, Trêves, Aix-la-Cha-pelle , Juliers, Bois-le-Duc, Cologne, Coblentz ,Yanloo, Maëstricht, Nimègue, Figuières, Ams-terdam , Roses , Luxembourg et Mayence .

Les cris de joie et les chants patriotiques annon-cèrent la reprise de Toulon, de Landrecies , duQuesnoy , de Valenciennes et Condé. Le fort Saint-Elme, Bellegarde etPort-Vendre, lâchement livrésaux Espagnols, relevèrent sur leurs remparts ledrapeau national ; les Vendéens furent battus àGranville et Pontorson , au Mans , h Machecou etSavenay; Charrette et Stofflet fraternisèrent enfinavec les républicains ,• et le Rhin vit déborder en-core une fois les colonnes françaises .

Lorsque la Convention, qui, dans cet intervalle,s’était épuisée par tant d’efforts, et mutilée trois foiselle-même, remit les destins de la Révolution auxConseils législatifs de l’an IV ; elle n’avait pointcessé d’appuyer sa force et d’asseoir son empire surl’esprit public, sur la masse de la population et lescréations des Gardes nationales. C’était là qu’étaitle sentiment de son existence politique ; elle s’yabandonna sans réserve : aussi, dans son règneeffrayant, le prestige de la puissance, l’exaltationdu pouvoir ne lui manquèrent jamais, ni pour dis-

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