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CINQUIEME SECTION.
CHAPITRE V.
Période impériale.
Lorsque la ruine d’un État vient étonner lemonde, il faut qu’il y ait eu long-temps de grandespertes ou de grandes fautes, pour que les torts n’ensoient pas à la fortune, et les hasards, à la fata-lité; mais quand un empire , à peine élevé au faîtedes grandeurs , à peine constitué au milieu del’Europe , en possède la puissance , en absorbetoute la domination , et tout-à-coup tombe ,s’abîme et n’est plus : il n’y a, dans cette catas-trophe, ni fatalité, ni fortune en accusation ; leGouvernement seul, par ses formes et ses écarts ,a provoqué une pareille subversion, l’a consommée,et en doit compte aux nations.
Plus une leçon est terrible, plus l’exemple frappeet porte à la méditation; il est d’un esprit ordinairede rester confondu dans les épreuves des grandescrises ; l’ame forte, l’homme d’État, au milieu desbouleversemens politiques , s’élève au contraire ,réfléchit, compare, analyse les causes et juge lesfaits.