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Tome troisième.
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CEI AP. V. - PÉRIODE IMPÉRIALE.

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à les couvrir même de leurs enseignes, tant de foisvaincues, prises et dédaignées.

Tout, dans la composition de letat militaireimpérial, se trouva donc bien loin des institutionsfondamentales : il n’y parut que des princes et desmajestés; on n’y signifia des ordres qu’aux noms deducs et d’excellences; on y parla toutes les langues;on y rencontra tous les uniformes; les décorations,les grades et les honneurs appartenaient à toutesles couronnes ; on en demanda, ori en obtint detoute espèce ; on échangea sa naturalité sans scru-pule ; on se donna pour sujet ou pour vassal sansréserve. La France ne fut plus le mot de ralliement,et la patrie, le nom sacré.

Alors, le guerrier fameux qui commandait seulà cet immense développement militaire, mêla tousles noms des vieilles familles monarchiques, tousles titres héréditaires de l’oligarchie féodale , auxgrands noms de la gloire nationale, et ne se crutjamais plus fort, plus grand et plus maître dumonde.

Mais à peine le malheur eut-il frappé cette puis-sance qui n’avait plus rien de commun avec lesmasses de la population, qui les avait accoutuméesà l’inertie, éloignées des débats publics, fatiguéesde renouvellemens despotiques et régaliens : touts’évanouit.... Les armées les plus guerrières ne re-trouvèrent point de gardes nationales en réserve ;les grandeurs furent sans influence , les étrangers