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Tome troisième.
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PIÈCES.

(N° 27.)

Les consuls de la République au ministre de la guerre.— Du 5 Üiermittar an VIII.

Les consuls sont instruits,citoyen ministre, que le citoyenFoissac-Latour est de retour d’Autriche , et déshonore, en leportant, l’habit de soldat français . Faites-lui connaître qu’ila cessé d’être au service de la république, le jour où il a lâ-chement rendu la place deMantoue ; etdéfendez-lui expres-sément de porter aucun habit uniforme. Sa conduite àManloue est plus encore du ressort de l’opinion que des tri-bunaux ; d’ailleurs, l’intention du Gouvernement est de neplus entendre parler de ce siège honteux, qui sera long-temps une tache pour nos armes. Le citoyen Foissac-Latourtrouvera dans le mépris public la plus grande punition quel’on puisse infliger à un Français .

(N° 28.)

Le seul oflicier-général qui jouit, sous l’ancien régime,du titre de premier inspecteur général, fut M. de Gribeau-val, chargé de donner une nouvelle constitution à l’artil-lerie, en 1776. Il 11e fut pas remplacé à sa mort, et l’As-semblée nationale avait supprime l’emploi, dès 1790.

Le système de M. de Gribeauval , pour le matériel de l’arlil-lerie , a été reconnu le plus parfait qui ait existé ; on le suitencore presque universellement en Europe ; si, pendant larévolution , d’iinprudens novateurs ont voulu y faire deschangemens , on a été forcé d’y revenir, après avoir occa-sionné des dépenses inutiles et beaucoup de murmures dansl’arme. (Note de ¥¥¥ ).

Si l’on avait signalé tous les officiers-généraux qui ontrempli, depuis le Consulat, les fonctions d’inspecteur d’ar-