CHAPITRE I. 33
la Moldavie et de la Walachie. Différentes cir-constances avaient fait ajourner l’évacuation deces provinces, que les troupes russes avaient dûeffectuer à la suite de l’armistice de Slobodséa,conclu avec les Turcs en vertu du traité deTilsit.
Cet abandon des intérêts de la Porte, de lapart de Napoléon, était motivé par le change-ment des dispositions du divan à l’égard de laFrance . Une révolution du sérail avait fait périr lesultan Sélim III, dont l’ambassadeur de France avait captivé la confiance. Le nouveau sultan,Mustapha IV, se rapprocha au contraire desAnglais , qui réussirent à lui donner de l’om-brage sur l’union intime qui régnait entre lescabinets de Pétersbourg et des Tuileries .
Dans les conférences d’Erfurt , l’empereurAlexandre ne négligea pas aussi d’alléger, autantque possible, le sort de la Prusse. Les malheursde ce pays n’avaient pas cessé avec la guerre. Letraité de Tilsit ne servit que de prétexte à laFrance pour élever continuellement de nouvellesprétentions à la charge de la Prusse. Il avait étéconvenu que les troupes françaises évacueraientles états prussiens aussitôt que ces provincesauraient acquitté les contributions de guerrequi leur avaient été imposées. Les deux parties
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