CHAPITRE I.
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Les indices du refroidissement qui commen-çait à s’établir dans les rapports de la France avecla Russie , n’avaient pu échapper à la pénétrationde l’empereur Alexandre. Il sentit que l’allianceconclue àTilsit et cimentée à Erfurt , n’étant plusdans les intérêts de Napoléon , ne subsisteraitpas long-temps, et que l’on touchait à la grandecrise qui devait ou consolider la monarchie uni-verselle que l’empereur des Français prétendaitétablir sur le continent, ou briser les chaînes quiretenaient sous son sceptre tous les peuples del’Europe. L’empereur de Russie , déterminé à nejamais souscrire à aucune condition incompatibleavec la dignité et l’indépendance de sa couronne,envisagea la rupture comme inévitable et mêmecomme très-prochaine. Dès-lors il s’appliqua àorganiser sourdement tous les moyens de défenseque les immenses ressources de ses vastes étatslui présentaient, pour soutenir une lutte d’au-tant plus terrible que la Russie n’avait à comp-ter que sur ses propres forces, pour faire faceà celles de la plus grande partie de l’Europe .
Déjà l’accroissement extraordinaire que leduché de Varsovie avait reçu par la réunion dela nouvelle Gallicie , avait commencé à inspirerde justes inquiétudes au ministère russe, quicrut.»devoir prendre des mesures de sûreté en