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CAMPAGNE DE l8i2.
ses préparatifs. Il semblait donc de l’intérêt ducabinet de Saint - Pétersbourg de le préveniren commençant la guerre dès le printemps dei B 11 ; mais la situation politique et militairetle l’Europe ne permettait pas à la Russie de selivrer à des opérations offensives. A la vérité lesi5o mille hommes que l’empereur Alexandreaurait pu rassembler sur ses frontières occiden-tales n’eussent probablement point rencontréd’obstacles pour envahir le duché de Varsovie ,et pour s’avancer jusqu’à l’Oder , afin de dé-cider la Prusse à se déclarer aussi contre laFrance : mais ces succès éphémères n’auraientfait que compromettre les forces de la Russie ,en les affaiblissant de tous lês corps que l’oneût été obligé de laisser en arrière pour blo-quer les places de Dantzig, de Thorn, deModlin et de Zamosc , et pour couvrir la ligned’opérations contre les entreprises des Autri-chiens, dont les dispositions en faveur de laRussie étaient plus que problématiques. Cetaffaiblissement n’aurait pu être compensé suffi-samment par la jonction de l’armée prussienne,qui, depuis la paix de Tilsit, n’était plus com-posée que de 4o mille hommes. C’est danscette position défavorable que l’armée russese serait trouvée obligée de faire tête à l’armée