CAMPAGNE DE l8l2.
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camp. Le reste de l’armée était, comme nousl’avons vu, à la droite du fleuve, vis-à-vis de Léon-pol et à Proudniki, sous les ordres des générauxcomte Wittgenstein et Doktorof.
Quoique la position que nous venons de dé-crire , malgré quelques défauts dans la dispositiondes ouvrages, fût assez forte, elle 11e pouvaitplus convenir à l’armée russe; elle eût présentéun point stratégique excellent si Napoléon avaitmanoeuvré sérieusement sur Pskow ou la Livonie ;mais comme il n’avait fait que des démonstrationsvers sa gauche, et qu’il portait la masse de sesforces sur sa droite, il devenait évident que lesRusses ne pouvaient plus demeurer à Drissa,sans risquer d’être tournés par leur gauche etrejetés sur la Livonie et la mer, entièrementhors de toutes leurs communications avec l’in-térieur de l’empire. Afin d’éviter ce terrible ré-sultat , il fut résolu d’évacuer le camp de Drissa,et de remonter la rive droite de la Duna parPolotsk vers Witebsk . Cette direction était d’au-tant meilleure, qu’outre l’avantage de rappro-cher l’armée de la ligne importante du centre,par Smolensk à Moscou , elle convergeait encoreavec celle que devait prendre le prince Bagra-tion, et facilitait ainsi la jonction si désirée et sinécessaire des deux armées. On ne laissa, dans