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Tome premier.
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C A MP A. G N E DF, I 8 I 2 .

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coup de main, et devait coûter beaucoup demonde à Napoléon qui, ne pouvant s’astreindreaux longueurs d’un siège en règle, se trouvaitobligé de tâcher de l’emporter d’emblée.

Le 4, à huit heures du matin, le roi de Napleset le maréchal Ney parurent devant Smolensk .Une heure après, Napoléon , de sa personne, re-joignit ces troupes et fit tout de suite donnerl’assaut au bastion royal. Cette attaque, exécutéepar le corps de Ney, fut repoussée, et les en-nemis y éprouvèrent une assez grande perte. A1 o heures, le prince Bagration arriva avec sonarmée près du faubourg de Pé tersbourg, et voyantla grande supériorité de forces que l’ennemi dé-ployait contre la ville, il renforça le généralRaéffskoï par la division des grenadiers du princeCharles de Mecklenbourg. Le combat se soutintdurant toute la journée par une canonnade ré-ciproque; les Français essayèrent même, à plu-sieurs reprises, de renouveler les attaques, quicependant furent toutes infructueuses.

Pendant ce temps, les différents corps se rap-prochaient des deux côtés du point attaqué.(Voyez pl. IV). L’armée française se déployavers le soir en face de la ville, sur les hauteursde la rive gauche. Le corps de Ney ayant deuxdivisions en première ligne, et la troisième en