CHAPITRE IV.
267
qui séparaient les tours, ne pouvait rien contre16 pieds de profondeur en briques. Si l’on eûtconcentré ce feu contre les tours, qui étaient lamoitié moins épaisses, il eût été beaucoup plusefficace. Vers les cinq heures du soir, leurs colonnesdirigèrent une attaque décisive contre la porteMalakhofsliïa dont elles réussirent même à s’em-parer momentanément; mais les troupes des 3 eet 4 e divisions, animées par l’exemple de leursvaleureux chefs, les généraux Konownitsyn etle prince Eugène de Wurtemberg, se précipi-tèrent sur les ennemis, et reprirent la porte dis-putée. Les ennemis, rechassés au-delà du chemincouvert, eurent de nouveau recours à leurs bat-teries. Le général comte Sorbier en plaça deuxd’enfilade contre le chemin couvert, qui obligè-rent les Russes à l’évacuer, tandis que d’autresbatteries d’obusiers les forçaient d’abandonnerles tours, et mettaient le feu aux maisons de laville, qui, recouvertes en bois, s’embrasaient faci-lement. Les Russes , qui défendaient les murs,placés entre les corps ennemis et les flammes del’incendie, déployèrent la plus rare intrépiditéen conservant leur poste ; toutes les attaques queles Français renouvelèrent vers*les sept heuresfurent repoussées comme la première fois. Ce-pendant , à leur gauche, les ennemis réussirent à