CHAPITRE V.
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ries que le général Miloradowich disposa sur leshauteurs, à la portée de mitraille en arrière dela grande redoute.
Il était trois heures après-midi ; les Français àla vérité étaient maîtres de la grande redoute etdes flèches en avant de Séménowskoïé, mais cesouvrages n’étaient pour ainsi dire que les dehorsde la position; celle que l’armée russe occupaitderrière les ravins de Goritskoï et de Sémé-nowskoïé, n’était point entamée. Ainsi, pourdécider la victoire, les Français auraient dû li-vrer de nouveaux combats, soit en essayant d’endéposter de vive force les Russes , soit en ren-forçant convenablement le corps de Poniatowski,afin de lui donner les moyens de culbuter en-tièrement les troupes de Baggowouth et d’obligerle prince Koutousof à évacuer la position, enmenaçant ses derrières et sa communicationavec Moscou . Mais les deux armées, égalementépuisées et lasses de carnage , n’étaient plusdisposées à renouveler leurs efforts. Napoléonlui-même, effrayé des pertes cruelles que lasienne avait éprouvées, fit suspendre toutes lesattaques; cependant une canonnade furieuse en-tretint le combat pendant plusieurs heures, etne se calma que vers les six heures du soir.
A neuf heures, l’ennemi essaya une dernière