CAMPAGNE DE l8l2.
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Moscou , par d’éclatantes preuves de dévouement,dans la sanglante, journée du 26. De nouveauxefforts avec des troupes aussi affaiblies, n’auraientfait qu’achever la désorganisation de l’armée,dont il importait surtout de conserver l’ensemble.Ces raisons déterminèrent le général en chef àse mettre en retraite sur Moscou , afin de serapprocher des renforts qui devaient lui arriverde l’intérieur de l’empire. Le 27 , à six heures dumatin, tous les corps russes évacuèrent leur po-sition et allèrent s’établir sur les hauteurs enarrière de Mojaïsk . Le quartier-général fut trans-féré à Joukowo. Les ennemis s’étant aperçus decette retraite, attaquèrent, vers les dix heures dumatin, l’arrière-garde russe, commandée par lecomte Platof, et laissée sur le champ de bataille.Ce général se replia sur Mojaïsk , où il arriva àquatre heures après-midi ; et ayant reçu l’ordre dugénéral en chef de défendre cette ville jusqu’àla dernière extrémité, il y fit entrer toute l’in-fanterie de son arrière-garde ; la cavalerie se dé-ploya dans une plaine à la gauche de la ville.Malgré une vive canonnade des ennemis, l’ar-rière-garde se maintint dans la ville jusqu’à lanuit, qui mit fin au combat.
La terrible bataille de Borodino peut être con-sidérée comme une des plus sanglantes qui aient