3o MÉMOIRES UE NAPOLÉON,
jeotiles ennemis. Il faut placer les fourneaux àreverbère ou les grils contre l’épaulenient, enaugmentant à cet effet la ligne de la batterie:dans cette position on est à l’abri des bouletsennemis, et l’on peut faire le service avec sû-reté. Le service du tir à boulets rouges est parlui-même dangereux, pénible et difficile; lescanonniers y répugnent tant, que pour peu qu’ily ait encore d’autres dangers, ils y renoncentet ne tirent qu’à.boulets froids. La tour à lagorge doit être éloignée de trente à quarantetoises au moins des plates-formes, afin que leséclats et les boulets qui la frappent, ne re-tombent pas sur la plate-forme.
Les batteries de la deuxième espèce doivent,comme celles de la première, avoir à leur gorgeune tour en maçonnerie ( a e modèle), ne con-tenant sur la plate-forme que deux pièces decampagne ou caronades de dix-huit, et ayantdans son intérieur des magasins et des loge-ments pour 2 D à 3o hommes. On en a construitpour 4o,ooo francs. Les batteries de la secondeespèce n’ont pas besoin d’être armées de beau-coup de bouches à feu. Elles sont rarementsusceptibles d’être attaquées. Quelque intérêtque l’ennemi ait à les prendre, il n’emploierajamais autant de moyens ni autant d’opiniâtretéque pour prendre des bâtiments de guerre.