38 MÉMOIKES 1)K NAPOLEON,
les hauteurs du Cair où était situé le petitGibraltar . L’ennemi, en s’emparant de ces hau-teurs, aurait pu brûler l’escadre française enrade, même en négligeant la presqu’île de Cepé;aussi était-il d’usage de placer là un deuxièmecamp. On a établi sur ce promontoire uneredoute (modèle n° i ) d’un million, qui, avecdeux ou trois cents hommes de garnison, enassure la possession.
Les batteries de la grande tour, opposées àBalagnier et l’Éguillette , se trouvent dominéespar le fort la Malgue.
Pour empêcher l’ennemi de mouiller dans larade d’Hyères , il faut des mortiers dits à laVillantroys qui lancent leurs projectiles à deux,mille cinq cents toises au moins, ainsi que(les pièces sur affût de 43°. Le mouillage estéloigné de deux mille trois cents toises detontes cotes ; avant que les batteries de cesrades ne fussent ainsi armées, les Anglais ymouillaient constamment. Des îles d’Hyères àSaint-Tropez , toutes les batteries sont de la troi-sième espèce ou seulement destinées à protégerles caboteurs. Saint-Tropez doit être considérécomme batterie de la deuxième espèce. Fréjus et Juan offrent des mouillages à des escadresde guerre; il était nécessaire d’y établir desbatteries de la première espèce.