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Tome premier. [1/1.]
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f\'\ HIlÎMOlHES DE NAl'OLÉüN.

vallée de Lastrera , et venait appuyer la gaucheà la droite de l’armée des Alpes, au camp deTormcs.

Le résultat de ces manoeuvres avait mis aupouvoir de l’armée d’Italie , plus de soixantebouches à feu. Saorgio avait été trouvée bienapprovisionnée en vivres et munitions de toute ,espèce : c’était le dépôt principal de toute l’ar-mée piémontaise.

Le roi de .Sardaigne fit juger et passer par-les armes le commandant de Saorgio : il fitbien. Ce commandant pouvait se défendre en-core douze ou quinze jours. Il est vrai que lerésultat eût été le même; car les Piémontaisne pouvaient le secourir. Mais, à la guerre,un commandant de place n’est pas juge desévènements; il doit défendre la place jusqu’à ladernière heure ; il mérite la mort quand il larend un moment plus tôt qu’il n’y est obligé.L’armée française resta dans ces positions jus-qu’en septembre, que l’on apprit à Nice qu’uncorps considérable d’Autrichiens se portait surla Bormida: alors le général Dumerbion mit enmouvement l’armée , pour aller reconnaîtrel’armée autrichienne , et s’emparer de ses ma-gasins que l’on disait avoir été avancés jus-qu’à Cairo. Les représentants Albitte et Sali-