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Tome premier. [1/1.]
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CONSULS PROVISOIRES.

IOI

« cl provisoire de la république. Français ! vous« reconnaîtrez sans doute à cette conduite le« zèle d’un soldat de la liberté, d’un citoyen« dévoué à la république. Les idées conserva-it trices, tutélaires, libérales, sont rentrées dans« leurs droits par la dispersion des factieux qui« opprimaient les conseils, et qui, pour n’èlrc« pas devenus les plus odieux des hommes, n’ont:« pas cessé d’être les plus misérables. »

§ n-

Dans la matinée du 11 novembre, les consulstinrent leur première séance. Il s’agissait d’a-bord de nommer à la présidence. La questiondevait être décidée par le suffrage de Roger-Ducos ; l’opinion de celui-ci avait toujours été,dans le directoire, subordonnée à celle de Siéyès ;ce dernier s’attendait donc à lui voir tenir unepareille conduite dans le consulat. Il en futtout autrement. Le consul Roger-Ducos , àpeine entré dans le cabinet, dit, en se tour-nant vers Napoléon : « Il est bien inutile d’aller“ aux voix pour la présidence ; elle vous appar-« tient de droit. » Napoléon prit donc le fau-teuil. Roger-Ducos continua de voter dans lesens de Napoléon. Il eut même avec Siéyès devives explications à ce sujet; mais il resta iné-