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Tome premier. [1/1.]
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CONSULS PROVISOIRES.

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Napoléon avait des opinions faites sur la poli-tique, sur les finances, sur la justice, mêmesut la jurisprudence, et enfin sur toutes lesbranches de l’administration; qu’il soutenaitses idées avec une logique pressante et serrée ,et qu’il n’était pas facile à convaincre. Il dit lesoir en entrant chez lui, en présence de Cha-zal, Talleyrand , Boulay , Rœdérer , Cabanis,etc. : « Messieurs, vous avez un maître, Napo-« léon veut tout faire , sait tout faire, et peut« tout faire. Dans la position déplorable où« nous nous trouvons , il vaut mieux nous sou-« mettre que d’exciter des divisions qui amene-« raient une perte certaine. »

§ III.

Le premier acte du gouvernement fut l’or-ganisation du ministère. Dubois-Crancé étaitministre delà guerre. Il était incapable de rem-plir de telles fonctions ; c’était un homme departi, peu estimé, et qui n’avait aucune habi-tude du travail et de l’ordre. Ses bureaux étaient,occupés par des gens de la faction, qui, au lieude faire leur besogne, passaient le temps endélibérations ; c’était un vrai chaos. On aurapeine à croire que Dubois-Crancé ne putfournir au consul un seul état de situation de