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pris lin problème aussi insoluble que celui dela direction des ballons.
Siéyès eût pu, s’il l’eut voulu, obtenir laplace de deuxième consul; mais il desira seretirer : il fut nommé sénateur, contribua àorganiser ce corps, et en fut le premier prési-dent. En reconnaissance des services qu’il avaitrendus en tant de circonstances importantes,les commissions législatives, par une loi, luifirent don de la terre de Crosne, à titre de ré-compense nationale. Il dit depuis à l’empe-reur : « Je n’avais pas supposé que vous me« traiteriez avec tant de distinction, et quevpus« laisseriez tant d’influence aux consuls, qui« paraissaient devoir vous importuner et vous« embarrasser. » Siéyès était l’homme du mondele moins propre au gouvernement; mais es-sentiel à consulter, car quelquefois il avait desaperçus lumineux et d’une grande jmpor-lance. Il aimait l’argent; mais jl était d’uneprobité sévère, ce qui plaisait fort à Napo-léon : c’était la qualité première qu’il estimaitdans un homme public.
Pendant tout le mois de décembre, ja santéde Napoléon fut fort altérée. Ces longues veilles,ces discussions où il fallait entendre tant desottises, lui faisaient perdre un temps précieux,