TILM. -MOREAU.
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« dat est la constance à supporter la fatigue et« la privation-, la valeur n’est que la seconde.
« Plusieurs corps ont quitté leurs positions ; ils« ont été sourds à la voix de leurs officiers : la« dix-septième légère est de ce nombte. Sont-« ils donc morts les braves de Castiglione, de« Rivoli, de Newmarkt ! Ils eussent péri plutôt« que de quitter leurs drapeaux, et ils eussent« ramené leurs jeunes camarades à l’honneur et« au devoir. Soldats, vo$ distributions ne vous«sont pas régulièrement faites, dites-vous?« Qu’eussiez-vous fait, si comme les quatrième« et vingt-deuxième légères, les dix-huitième et« trente-deuxième de ligne, vous vous fussiez» trouvés au milieu du désert, sans pain, ni« eau , mangeant du cheval et du chameau?« La victoire nous donnera du pain, disaient-« elles; et vous, vous désertez vos drapeaux)« Soldats d’Italie, un nouveau général vous« commande ; il fut toujours à l’avant-garde ,« dans les plus beaux moments de votre gloire;« entourez-le de votre confiance, il ramènera« la victoire dans vos rangs. Je me ferai rendre« un compte journalier de la conduite de tous« les corps, et spécialement de la dix-septième« légère et de la soixante-troisième de ligne ;
« elles se ressouviendront de la confiance que« j'avais en elles. »