ULM. - MOREAU. I 5f)
« ne peuvent être réparées dans un jour. Pre-« mier magistrat de la république, il nie sera« doux de faire connaître à la nation entière« les corps qui mériteront, par leur discipline« et leur valeur, d’être les soutiens de la patrie.
« Soldats ! lorsqu’il en sera temps je serai au« milieu de vous, et l’Europe se souviendra que« vous êtes de la race des braves. »
Telle était la position des armées; le premierconsul ordonna sur-le-champ la réunion decelles du Rhin et d’Helvétie en une seule sousle nom d’armée du Rhin ; il en donna le com-mandement au général Moreau, qui lui avaitmontré le dévouement le plus absolu dans lajournée du 18 brumaire (i). Les troupes fran-çaises manquaient de tout, leur dénuementétait extrême, tout l’hiyer fut employé à re-cruter, habiller, solder cette armée. Un déta-chement de l’armée de Hollande fut dirigé sur
(i) Moreau était ennemi du directoire, et surtout de lasociété du manège; quoiqu’il n’eût eu que des revers dansla campagne qui venait de se terminer, qu il eût alors•noins de considération que les généraux q u ' venaient dpsauver la Suisse, à Zurich , et la Hollande è Alktnaer, enfaisant capituler le fils du roi d’A n gl e * erre ’ nvait uneconnaissance particulière du champ d’opération de l’arméed’Allemagne : ce qui décida le premier consul à lui donnertoute sa confiance, et à le mettre à U tête de l’armée.