IÇ)‘À MÉMOIRES DIÎ NAPOLÉON.
rer de son camp retranché, si Kray se déci-dait à passer sur la rive droite pour marchersur l’armée française . De cette manière le généralMoreau n’avait rien à redouter ; son armée su-périeure comme elle l’était en forces et enmoral, si elle perdait la rive droite, s’établis-sait sur la rive gauche : toutes les chancesétaient pour elle ; elle profitait de son initiativepour marcher réunie , surprendre l’ennemipendant ses mouvements, dans le temps qu’ellene laissait rien exposé aux coups de l’initia-tive de l’ennemi. C’est l’avantage de toute ar-mée qui marche toujours réunie; qu’eût pufaire le général Richepanse , qui était le plusprès d’Ulm , si Kray et le prince de Reussl’eussent attaqué avec 60,000 hommes ; et quefût devenue l’armée, si le corps de Riche-panse eût été défait, qu’elle eût perdu saligne d’opération sur la rive droite, en yéprouvant un si grand échec, lorsqu’elle n’a-vait pas encore pris pied sur la rive gauche ?
9 0 La marche du général Decaen sur Mu-nich , celle de Lecourbe sur Neubourg, celle deLeclerc sur Fressing, étaient des mouvementsisolés, où les troupes françaises se sont trouvéesen nombre inférieur de l’ennemi; elles y ontpayé d’audace, atteint le point qu’elles vou-