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Tome premier. [1/1.]
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et des batteries des côtes. L’approche de l'ar-mée ennemie décida le général en chef à or-donner la levée des cantonnements; et, quoi-que la saison fût rigoureuse, qu’il y eût encoredes neiges sur les hauteurs, les troupes prirentleurs camps, et occupèrent des positions cul-minantes. Des escarmouches ne tardèrent pasà avoir lieu entre les avant-postes. La situationde l’armée française était délicate; elle exigeaitbeaucoup de vigilance : tous les jours elle pous-sait en avant de fortes reconnaissances, danslesquelles elle avait toujours l’avantage; ellefaisait des prisonniers, enlevait des magasinset des bagages. L’occupation de Sestri de Le-vante gênait l’arrivée des convois de blé; lespaysans de la vallée de la Fontana-Bona, detout temps, dévoués à l’oligarchie, profitantdu voisinage de l’armée autrichienne, s’étaientmis sous les armes, et déclarés pour l’ennemi.Le lieutenant-général Miollis y marcha sur deuxcolonnes : l’une entra dans la vallée, désarmales insurgés, brûla cinq de leurs villages, etprit des otages; l’autre longea la mer, chassade Sestri l’avant-garde de Ott , la poussa au delàdes Apennins , et se saisit d’un convoi de sixmille quintaux de blé qu’elle fit entrer dansGênes .