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Tome premier. [1/1.]
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gèntîs. — nr asséna. 207

cio, le Monte-Ratti, et investit les trois fortsde Quezzi, de Richelieu et de San-Tecla; il éta-blit le feu de ses bivouacs à une portée decanon de cette ville. L’atmosphère, jusqu’auciel, en était embrase: les Génois , hommes,femmes, vieillards, enfants, accoururent surles murailles pour considérer un spectacle sinouveau et si important pour eux : ils atten-daient le jour avec impatience; ils allaientdonc devenir la proie de ces Allemands, queleurs pères avaient repoussés, chassés de leurville avec tant de gloire ! Le parti oligarquesouriait en secret, et dissimulait mal sa joie;mais le peuple tout entier était consterné. Aupremier rayon du soleil, Masséna fit ouvrirles portes; il sortit avec la division Miollis etla réserve, attaqua le Monte-Faccio, le Monte-Ratti , les prit à revers, et précipita dans lesravins et les fondrières les divisions de l’im-prudent Ott , qui s’était approché avec tant d’in-considération, seul et si loin du reste de son ar-mée. La victoire fut complète; le Monte-Cornua,hecco,le col de Toriglio, furent repris. Le soir,mille cinq cents prisonniers, un général, descanons et sept drapeaux , trophées de cettejournée, entrèrent dans Gènes au bruit des ac-clamations et des élans de joie de tout ce bonpeuple.