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Tome premier. [1/1.]
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2t6 MÉMOIRES DE NAPOLEON .

îibes, étaient en bon état de défense; dès le1 5 mai, le corps de troupes réunies sur le Var était de i4,ooo hommes.

Tous les courriers de Paris apportaient enProvence des nouvelles de la marche de l’ar-mée de réserve; déjà l’avant-garde arrivait surle Saint-Bernard. Le résultat de cette manœuvreétait évident pour les soldats comme pour lescitoyens; le moral des troupes, comme celui deshabitants, était au plus haut degré d’espérance.Le général Willot, qui se trouvait à la suite del’armée autrichienne , formait une légion dedéserteurs. Pichegru devait se mettre à la têtedes mécontents du Midi . Willot avait commandéen Provence en 1797 , avant le 18 fructidor,dans ce moment de réaction, où les ennemisde la république exerçaient tant d’influencedans l’intérieur. Il correspondait avec eux ;il avait sous main organisé, dans les départe-ments du Yar et des Bouches-du-Rhône , uneespèce de chouanerie. Dans le midi, les pas-sions sont vives ; les partisans de la républiqueétaient exaltés, c’étaient les anarchistes les plusforcenés de France : le parti opposé n’était pasplus modéré. Il avait levé l’étendard de la ré-volte et de la guerre civile après le 3 i mai; etlivré Toulon, le principal arsenal de la France ,à son plus mortel ennemi. Marseille ne vit que