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MÉMOIRES J)K NAPOLÉON.
d’ailleurs la ligue que défendait Sucliet étaitcourte, la gauche s’appuyait à des montagnesdifficiles, la droite à la mer, à six cents toises.11 avait eu le temps de couvrir de retranche-ments et de batteries de gros calibre la tête depont qu’il occupait en avant du village de Saint-Laurent. Dès la première entrée des Français dans le comté de Nice, en 1792 , le génie avaitconstruit grand nombre de batteries sur larive droite pour protéger le pont qui a troiscents toises de longueur; un défilé aussi consi-dérable avait attiré toute la sollicitude des géné-raux français , pendant les années 1792, 1793,[794, 1795. Le champ de bataille qu’allait dé-fendre Suchet était préparé de longue main. Lei4, après quelques jours de repos, les divisionsElsnitz, Bellegarde et Lattcrmann, attaquèrentla tête de pont avec opiniâtreté : la défense futbrillante; l’ennemi, écrasé par les batteries de larive droite, reconnut l’impossibilité de réussir;il prit position ; il poussa par la gauche des postesjusqu’à la croisière anglaise, et appuya sa droiteaux montagnes. Mêlas était résolu à passer leYar plus haut: le corps de Suchet tourné eûtété obligé de se reployer sur Cagnes et les dé-filés de l’Esterelles, lorsque le 21 il reçut enfinles nouvelles du pjsîjiigc du Stiinl*licriiiîii'il j)iiil’armée de réserve, cl de l’arrivée de Napoléon à