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et le général Hohenzollern , qui s’opposa àtoutes les entreprises des Anglais , mit des gardesà l’arsenal et au port pour les empêcher derien enlever : il se comporta avec honneur.
La première nouvelle de la reddition deGênes fut apportée à Napoléon par quelquespatriotes milanais réfugiés dans cette ville, etqui avaient regagné leur patrie par les mon-tagnes; ce ne fut que vingt-quatre heures plustard, qu’il en reçut la nouvelle officielle. Quandles Génois apprirent la victoire de Marengo,leur joie fut extrême; leur patrie était délivrée.Ils s’associèrent sincèrement à la gloire de leursalliés. Le parti oligarque rentra dans le néant.Les Anglais et les Autrichiens furent davantageen butte aux menaces et aux insultes de la po-pulace ; le sang coula ; un régiment autrichienfut presque entièrement détruit. Hohenzollernfut obligé de s’adresser à Suchet pour demanderjustice et son intervention pour que, pendantle peu de jours qu’il avait à rester encore dans laplace, jusqu’au moment désigné pour sa remise,le peuple restât tranquille. L’entrée de Suchetdans cette grande ville fut un triomphe : 4°°demoiselles, habillées aux couleurs françaiseset liguriennes, accueillirent l’armée. Le généralHohenzollern remplit tous ses engagements;l’escadre anglaise prit le large; les Génois se