MARENGO.
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chance de livrer une bataille, n’ayant pas deretraite assurée ; le fort de Bard n’étant pasencore pris. D’ailleurs, si Mêlas abandonnaitTurin et se portait sur Alexandrie , la campa-gne était manquée, chaque armée se trouvaitdans une position naturelle : l’armée françaiseappuyée au Mont-Blanc et au Dauphiné; etcelle de Mêlas aurait eu sa gauche à Gênes :et derrière elle les places de Mantoue , Plaisanceet Milan.
Le deuxième parti ne paraissait pas prati-cable : comment s’aventurer au milieu d’unearmée aussi puissante que l’armée autrichienne,entre le Pô et Gênes , sans avoir aucune ligned’opération, aucune retraite assurée ?
Le troisième parti, au contraire, offrait tousles avantages : l’armée française , maîtresse deMilan , on s’emparait de tous les magasins, detous les dépôts, de tous les hôpitaux de l’ar-mée ennemie; on se joignait à la gauche quecommandait le général Moncey; on avait uneretraite assurée par le Simplon et le Saint-Gothard. Le Simplon conduisait sur le Valais et sur Sion , où Ton avait dirigé tous les ma-gasins de vivres pour l’armée. Le Saint-Gothard conduisait sur la Suisse , dont nous étions enpossession depuis deux ans, et que couvraitl’armée du Rhin alors sur Piller ? Dans cette