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J’.’JT . MÉMOIRES 1)E NAPOLÉON.
nemie ne s’engagea qu’avec répugnance sur untel terrain.
Le 2 juin, le premier consul ent,ra dansMilan ; il fit aussitôt cerner la citadelle. Le gé-néral Lannes, avec l’avant-garde, s’était mis enmarche forcée le 3o ; et, laissant un corps d’ob-servation sur la gauche de la Dora Baltéa, et, une garnison dans Ivrée , il marcha en toutehâte sur Pavie, où il entra le I er juin. Il ytrouva des magasins considérables et deux centsbouches à feu, dont trente de campagne.
Cependant, le 4, la division Duhesmc entraà Lodi; le i5, elle cerna Pizzighitone, sa cava-lerie légère occupa Crémone : l’alarme fut bientôtdans Mantoue , désapprovisionnée et sans gar-nison. Le corps de Moncey, avec i5,ooo hom-mes de l’armée du Rhin , arriva à Belinzonale 3i mai. 1
On se peindrait difficilement l’étonnementet l’enthousiasme des Milanais, en voyant ar-river l’armée française : le premier consul mar-chait avec l’avant-garde, de sorte qu’une despremières personnes qui s’offrit aux regardsdes Milanais, que l’enthousiasme et la curio-sité faisaient arriver par tous les chemins dé-tournés au-devant de l’armée française, fut legénéral Bonaparte. Le peuple de Milan ne vou-lait pas le croire : on avait dit qu’il était mort
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