MEMOIRES DE NAPOLÉON.
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La république cisalpine, anéantie dès la cam-pagne passée, était devenue le jouet du gro-tesque régime féodal.
Soldats! vous marchez. et déjà le terri-
toire français est délivré! La joie et l’espérancesuccèdent, dans notre patrie, à la consterna-’tion et à la crainte.
Vous rendrez la liberté et l’indépendance aupeuple de Gênes ; il sera pour toujours délivréde ses éternels ennemis.
Vous êtes dans la capitale de la Cisalpine !
I/ennemi, épouvanté, n’aspire plus qu’à re-gagner les frontières. Vous lui avez enlevé seshôpitaux, ses magasins, ses parcs de réserve.
Le premier acte de la campagne est ter-miné.
Des millions d’hommes, vous l’entendez tousles jours, vous adressent des actes de recon-naissance.
Mais aura-t-on donc impunément violé lesol français ? Laisserez-vous retourner dans sesfoyers l’armée qui a porté l’alarme dans vosfamilles? Vous courez aux arrhes!.... Eh bien!s marchez à sa rencontre, opposez-vous à saretraite; arrachcz-lui les lauriers dont elle s’estparée, et par là apprenez au monde que lamalédiction est sur les insensés qui osent in-sulter le territoire du grand peuple.