chiens , lorsqu’ils étaient maîtres du Piémont ,n’y avaient pas rétabli le roi de Sardaigne , etavaient administré ce pays à leur profit. Ilsavaient en cela différé de sentiment avec lesRusses , qui auraient voulu le rétablissementdu roi dans le Piémont : ce prince qui avaitdébarqué de la Sardaigne, était en Toscane ,et n’avait pas eu la permission de se rendre àTurin .
Le premier consul établit un gouvernementprovisoire en Piémont , et nomma le généralJourdan, ministre de la république françaiseprès de ce gouvernement. Il était chargé de lediriger , et de concilier les intérêts des peuplesdu Piémont avec ceux de la république fran-çaise. Ce général, dont la conduite avait étédouteuse, lors du 18 brumaire , fut reconnais-sant de voir que le premier consul, non-seu-lement avait oublié entièrement les évènementspassés, mais encore qu’il lui donnait une sihaute marque de confiance. Il consacra toutson zèle au bien public.
Quoique le général Masséna eût commis unefaute, en s’embarquant de Gênes , au lieu deconduire son armée par terre, il avait toute-fois montré beaucoup de caractère et d’énergie:les services qu’il avait rendus dans les premièrescampagnes, et dernièrement à Zurich , par-