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Tome premier. [1/1.]
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3()8 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

qui nous seront donnés; mais il n’y a pas un instant

à perdre. Salut et fraternité.

Vos coopérateurs, Barras , Frkron.

Séance du 7 nivôse.

Carnot, au nom du comité de salut public, donnqlecture des lettres suivantes :

Frêron et Paul Barras , représentants du peupleprès l’armée sous Toulon ,

A leurs collègues composant le comité de salut public.

Au quartier-général de Toulon , ce 3o frimaire, l’an ITde la république, une et indivisible.

Nous avons lu avec indignation, citoyens collègues,la lettre fausse qui nous était attribuée, et dont le co-mité n’a pas été la dupe. Ce trait est parti de Marseille ,dans le même temps que cette ville a tenté de produireun mouvement contre-révolutionnaire que nous avonsétouffé.

Remarquez que c’est au moment que nous allionsnous réunir à Ollioule, avec nos collègues , pour frap-per le grand coup, que l’on a voulu nous perdre ; quenos calomniateurs, que nos dénonciateurs conti-nuaient à nous noircir , à nous prêter des crimes.