3()8 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
qui nous seront donnés; mais il n’y a pas un instant
à perdre. Salut et fraternité.
Séance du 7 nivôse.
Carnot, au nom du comité de salut public, donnqlecture des lettres suivantes :
Frêron et Paul Barras , représentants du peupleprès l’armée sous Toulon ,
A leurs collègues composant le comité de salut public.
Nous avons lu avec indignation, citoyens collègues,la lettre fausse qui nous était attribuée, et dont le co-mité n’a pas été la dupe. Ce trait est parti de Marseille ,dans le même temps que cette ville a tenté de produireun mouvement contre-révolutionnaire que nous avonsétouffé.
Remarquez que c’est au moment que nous allionsnous réunir à Ollioule, avec nos collègues , pour frap-per le grand coup, que l’on a voulu nous perdre ; quenos calomniateurs, que nos dénonciateurs conti-nuaient à nous noircir , à nous prêter des crimes.