PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3 I 3
pu tenir à l’ardeur et au courage des braves défenseursde la patrie. Les forces de cette division, sous les or-dres du général Laborde, et où le général Dugommiers’est honorablement distingué, ont attaqué la redouteà cinq heures du matin , et à six heures le pavillonde la république y flottait. Si ce premier succès coûteà la patrie environ deux cents hommes tués et plusde cinq cents blessés , l’ennemi y a perdu toute lagarnison dont 5oo hommes soht prisonniers , parmilesquels on compte huit officiers et un principal na-politain.
La malveillance n’avait rien négligé pour faire man-quer cette importante expédition ; mais, distribuésdans les différentes colonnes, nous avons rallié ceuxqu’on avait effrayés un instant. A notre voix, au nomde la liberté , au nom de la république , tous ontvolé à la victoire, et la redoute anglaise et les fortsde l’Aiguillette et de Balaguier ont été emportés devive force.
La prise de cette redoute, dans laquelle les ennemismettaient tout leur espoir, et qui était pour ainsi direle boulevard de toutes les puissances coalisées, les adéroutés; effrayés de ce succès, ils ont abondonné ,pendant la nuit, les forts de Malbosquet et du Toinet;ils ont fait sauter le dernier de désespoir; ils ont éva-cué aussi les redoutes rouge et blanche , la redoute etle fort Pharon ; ils ont pris des mesures, pour mettreleur flotte à l’abri de nos canons et de nos bombes ,qui n’ont cessé de les accabler.
La flotte.est dans’ce moment hors de la grande
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