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monie, parce qu’elle n’est respectée de personne. Jele répète encore, qu’on ne croie point que je tiens celangage pour m’emparer du pouvoir après la chutedes autorités ; le pouvoir, on me l’a offert encoredepuis mon retour à Paris . Les différentes factionssont venues sonner à ma porte, je ne les ai pas écou-tées , parce que je ne suis d’aucune cotterie , parceque je ne suis que du grand parti du peuple français.
Plusieurs membres du conseil des anciens saventque je les ai entretenus des propositions qui ont étéfaites, et je n’ai accepté l’autorité que vous m’avezconfiée que pour soutenir la cause de la république.Je ne vous le cache pas , représentants du peuple ,en prenant le commandement, je n’ai compté quesur le conseil des anciens . Je n’ai point compté surle conseil des cinq-cents qui est divisé, sur le conseildes cinq-cents où se trouvent des hommes qui vou-draient nous rendre la convention , les comités révo-lutionnaires et les échafauds ; sur le conseil des cinq-cents où les chefs de ce parti viennent de prendreséance en ce moment ; sur le conseil des cinq-cents ,d’où viennent de partir des émissaires chargés d’allerorganiser un mouvement à Paris .
Que ces projets criminels ne vous effraient point,représentants du peuple : environné de mes frèresd’armes, je saurai vous en préserver ; j’en atteste vo-tre courage, vous mes braves camarades , vous auxyeux de qui l’on voudrait me peindre comme un en-nemi de la liberté ; vous grenadiers dont j’aperçoisles bonnets, vous braves soldats dont j’aperçois les