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Tome deuxième. [2/1.]
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DIPLOMATIE. - GUPKRJÏ. 3

le comte de Saint-Julien était désavoué et rap-pelé; le baron de Thugut , ministre des affai-res étrangères d’Autriche , faisait connaître que,par un traité conclu entre l’Angleterre etl’Autriche , cette dernière s’était engagée à netraiter de la paix, que conjointement avec l’An-,gleterre, et qu’ainsi l’empereur ne pouvaitratifier les préliminaires du comte de Saint-Julien, mais que ce monarque desirait la paix;que l’Angleterre la desirait également, commele constatait la lettre de lord Minto , minis-tre anglais à Vienne, au baron de Thugut . Celord disait que l’Angleterre était prête à en-voyer un plénipotentiaire pour traiter, conjoin-tement avec le ministre autrichien , de la paixdéfinitive entre ces deux puissances etlaFrance.

Dans une telle circonstance, ce que la répu-blique avait de mieu& à faire , c’était de re-commencer les hostilités. Cependant le premierconsul ne voulut négliger aucune des chancesqui pouvaient rétablir la paix avec l’Autriche et l’Angleterre ; et, pour parvenir à ce but, ilconsentit, i° à oublier l’affront que venait defaire à la république le cabinet de Vienne,en désavouant les préliminaires qui avaient étésignés par le comte de Saint-Julien ; a° à ad-mettre des plénipotentiaires anglais et autri-. chiens au congrès ; 3° à prolonger l’armistice