Band 
Tome deuxième. [2/1.]
Seite
36
JPEG-Download
 

36 AlÉJlIOlKliS J)K NAPOLÉON.

prenaient pour un partisan. La /j8 e les culbuta.Ce petit combat décida de toute la journée. Ledésordre et l’alarme se mirent dans le convoi :les charretiers coupèrent leurs traits , et sesauvèrent , abandonnant 87 pièces de canonet 3 oo voitures. Le désordre, de la queue secommuniqua à la tête. Ces colonnes, profon-dément entrées dans les défilés, se désorgani-sèrent; elles étaient frappées des désastres dela campagne d’été , et d’ailleurs composéesd’un grand nombre de recrues. Ney et Riche-panse se réunirent. L’archiduc Jean fit sa re-traite en désordre et en toute hâte sur Haag,avec les débris de son corps.

Le général Decaen avait dégagé le généralDrouet. Il avait contenu, avec une de ses bri-gades, la colonne de gauche de l’ennemi à Saint-Christophe, et s’était porté dans la forêt, avecla seconde brigade, pour achever la déroute desbataillons, qui s’y étaient réfugiés. Il ne restaitplus de l’armée autrichienne, que la colonne dedroite , commandée par le général Latour, quifût entière ; elle s’était réunie avec Kienmayer ,qui avait débouché sur sa droite par la valléede l’Issen, ignorant ce qui s’était passé au cen-tre. Elle marcha contre le lieutenant-généralGrenier, qui avait dans la main les divisionsLegrand et Rastoul et la cavalerie du général