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Tome deuxième. [2/1.]
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5a MÉMOIRES DE NAPOLÉOX.

les trois divisions de Lecourbe , c’est à-dire lamoitié de l’armée, n’étaient pas sur le champde bataille. A quoi bon avoir des troupes, lors-qu’on n’a pas l’art de s’en sei'vir dans les oc-casions importantes? L’armée française était de140,000 hommes sur le champ d’opérations;celle de l’archiduc de 80,000 hommes, parcequ’elle était affaiblie des deux détachementsqu’elle avait faits contre l’armée gallo-bataveet celle des Grisons . Néanmoins, l’armée autri-chienne se trouva égale en nombre sur le champde Hohenliuden, et triple au combat d’Amp-fingen.

La bataille de Hohenlinden a été une ren-contre heureuse ; le sort de la campagne y aété joué sans aucune combinaison. L’ennemi aeu plus de chances de succès que les Français;et cependant ceux-ci étaient tellement supé-rieurs en nombre et en qualité, que, menéssagement et conformément aux règles, ils n’eus-sent eu aucune chance contre eux. On a ditque Moreau avait ordonné la marche de Riche-panse et de Decaen sur Altenpot, pour prendreen flanc l’ennemi! cela n’est pas exact; tousles mouvements de l’armée française, pendantla journée du 3 , étaient défensifs. Moreau avaitintérêt à rester, le 3 , sur la défensive, puisque,le 4 , 1 e général Lecourbe devait arriver sur le