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Tome deuxième. [2/1.]
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73 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

d’inquiétude pour sa retraite, parce que sadroite et sa gauche étaient constamment ap-puyées auMincio, et flanquées par les batteriesqu’on pouvait établir sur la rive droite. MaisBellegarde, qui l’avait parfaitement senti*, avaitoccupé, par une forte redoute, les deux pointsde Yalleggio et de Salionzo. Ces deux points,situés au coude du Mincio, forment avec lepoint de passage, un triangle équilatéral detrois mille toises de côté. L’armée autrichiennevenant à appuyer sa gauche à Valleggio, sadroite à Salionzo, se trouvait occuper la corde,et sa droite et sa gauche étaient parfaitementappuyées. Elle ne pouvait pas être tournée;mais sa ligne de bataille était de 3,ooo toises.Brune ne pouvait donc espérer que de percerson centre; opération souvent difficile, et quiexige une grande vigueur et beaucoup detroupes réunies.

Le point de Molino délia Volta était moinsavantageux. Si l’on eût été battu, il y auraiteu plus de difficultés pour la retraite; car Poz-zolo domine la rive droite. Mais dans cetteposition, l’ennemi n’aurait pas eu l’avantaged’avoir ses ailes appuyées par des ouvrages defortification.

En faisant un passage à Mozemhano, le géné-