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Tome deuxième. [2/1.]
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DIPLOMATIE. - GUliUKE. 7$

sement d’une armée qui, 6ur un champ debataille de trente lieues carrées, avait 80,000Français contre 60,000 Autrichiens. C’est auvillage de Pozzolo que se passa l’action la plusvive; la gauche^ protégée par le feu de l’artil-lerie de la rive droite et par la digue, étaitplus difficile à attaquer. Pozzolo, pris et reprisalternativement par les Autrichiens et par lesFrançais, resta'enfin à ces derniers. Mais illeur eu coûta bien cher ; ils y perdirent l’élitede trois divisions , et éprouvèrent au moinsautant de mal que l’ennemi. La firavoüre desFrançais fut mal employée; et le sang de cesbraves ne servit qu’à réparer les fautes du gé-néral en chef, et celles causées par l’ambitioninconsidérée de ses lieutenants-généraux. Le gé-néral en chef, dont le quartier-général était àdeutf lieues du champ de bataille, laissa se bat-tre toute son aile droite, qu’il savait avoir passésur la rive gauche, sans faire aucune dispo-sition pour la secourir. Une telle conduite n abesoin d’aucun commentaire.

U est impossible d’expliquer comment Brune,qui savait que sa droite avait passé et était auxmains avec l’ennemi, ne se porta pas à sousecours, n’y dirigea pas ses pontons pour yconstruire un autre pont. Pourquoi du moins,