Band 
Tome deuxième. [2/1.]
Seite
77
JPEG-Download
 

DIPLOMATIE. - GUEHRE.

77

comme passée, et après l’affront qu’il avaitreçu la veille , malgré l’immense supérioritéde ses forces, il cherchait à gagner l’Atlige. Ilavait seulement conservé des garnisons dansles ouvrages deSalionzo et de Valleggio, afin depouvoir opérer sûrement sa retraite et évacuertous ses blessés. Brune lui en laissa le temps.Dans la journée du 25, il ne dépassa pas Sa-lionzo et Valleggio, c’est-à-dire qu’il fit troismille toises. Le lendemain, les redoutes de Sa-lionzo furent cernées, et on y prit quelquespièces de canon et 1200 hommes. 11 faut croireque c’est par une faute de l’état-major autri-chien, que ces garnisons n’ont pas reçu l’ordrede se retirer sur Peschiera . Il est difficile,toutefois, de justifier la conduite de ce général.

Les Français firent une attaque inutile envoulant enlever Borghetto ; la brave soixante-douzième demi - brigade, qui en fut chargée,y perdit l’élite de ses soldats. Il suffisait decanonner vivement ce poste et d’y jeter desobus -, car on ne peut pas entrer dans Bor-ghetto , si l’on n’est pas maître de Valleggio \et une fois maître de ce dernier point, toutce qui est dans Borghetto est pris. Effecti-vement, peu après l’attaque de la soixante-douzième , la garnison de Borghetto se ren-