NEUTRES.
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gués conférences, lord Wilwortli et le comtede Bernstorf signèrent une convention, le 3iaoût. Il y fut stipulé i° que le droit de visiterles bâtiments allant sans convoi, était renvoyéà une discussion ultérieure; a 0 que sa majestédanoise, pour éviter les évènements pareils àcelui de la frégate la Freya, se dispenseraitde convoyer aucun de ses bâtiments marchands ,jusqu’à ce que des explications ultérieures, surcet objet, eussent pu effectuer une conventiondéfinitive; 3° que la Freya et le convoi seraientrelâchés ; que la frégate trouverait, dans lesports de sa majesté britannique, tout ce dontelle aurait besoin pour se réparer, et ce, sui-vant l’usage entre les puissances amies et al-liées.
On voit, que l’Angleterre et le Danemarkcherchaient également à gagner du temps.Par cette convention, faite sous le canon d’uneflotte anglaise supérieure, le Danemark échappaau danger imminent qui le menaçait; il nereconnut aucune des prétentions de l’Angle-terre . Seulement, il sacrifia son juste ressenti-ment et les réparations qu’il était en droit dedemander pour les outrages faits à son pavillon.
Aussitôt que l’empereur de Bussie, Paul I e *,fut informé de l’entrée d’une flotte anglaisedans la Baltique , avec des intentions hostiles,