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Tome deuxième. [2/1.]
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NEUTKES.

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l’empire russe avait (le troupes disponibles.Vainqueur aux batailles de Cassano, rie la Treb-bia, deNovi,Suwarowavait perdu la moitié deson armée dans le Saint - Gothard et dans lesdifférentes vallées de la Suisse , après la bataillede Zurich , où Korsakow avait été pris. Paulsentit alors toute l’imprudence de sa conduite;et, en 1800, Suwarow retourna en.Russie , ra-menant avec lui à peine le quart de son armée.L’empereur Paul se plaignait amèrement d’avoirperdu l’élite de ses troupes, qui n’avaient étésecondées ni par les Autrichiens, ni par les An-glais. Il reprochait au cabinet de Vienne des’être refusé, après la conquête du Piémont ,à remettre, sur son trône, le roi de Sardaigne ;de n’être point animé d’idées grandes et géné-reuses; mais de se laisser entièrement dominerpar des vues de calcul et d’intérêt. Il se plai-gnait aussi de ce que les Anglais , maîtres deMalte, au lieu de rétablir l’ordre de Saint-Jean et de restituer cette île aux chevaliers, se l’étaientappropriée. Le premier consul ne négligeaitrien pour faire fructifier ces germes de mécon-tentement. Peu après la bataille de Marengo ,il trouva le moyen de flatter l’imagination viveet impétueuse du czar, en lui envoyant l’épéeque le pape Léon X avait donnée à l’Ile-Adam ,comme un témoignage de sa satisfaction, pour