MEUTRES.
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sa maîtresse et son favori, reçut une dépêche,où on lui détaillait toute la traîne de la con-spiration; il la mit dans sa poche, en ajournantla lecture au lendemain. Dans la nuit il périt.
L’exécution de cet attentat n’éprouva aucun
obstacle: P.avait tout crédit au palais; il
passait pour le favori et le ministre de confiancedu souverain. Il se présente à deux heures dumatin à la porte de l’appartement de l’empereur,
accompagné de B., S.... et O.... Un
Cosaque affidé, qui était à la porte de sa cham-bre, fit des difficultés pour les laisser pénétrerchez lui; ils le massacrèrent aussitôt. L’empe-reur s’éveilla au bruit, et se jeta sur son épée ;mais les conjurés sè précipitèrent sur lui, le ren-versèrent et l’étranglèrent : B.fut celui qui
lui donna le dernier coup; il marcha sur soncadavre. L’impératrice, femme de Paul, quoi-qu’elle eût beaucoup à se plaindre des galante-ries de son mari, témoigna une vraie et sin-cère affliction; et tous ceux qui avaient pris partà cet assassinat furent constamment dans sadisgrâce.
Bien des années après, le général Benigsen
commandait encore.
Quoiqu’il eu soit, cet horrible évènement glaçad’horreur toute l’Europe, qui fut surtout seau-