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du comte de Pahlen le rassura à cet egard; etil revint à son mouillage de Kioge, après avoirfait connaître à la Suède , qu’il laisserait passerlibrement, ses bâtiments de commerce.
Le Danemarck cependant continuait à se met-tre en état de défense. Sa flotte restait toutentière,et n’avait éprouvé aucune perte; elle consistaiten seize vaisseaux de guerre. Les détails de cetarmement, et les travaux nécessaires pour mettreles batteries de la couronne et celles de l’îled’Amack dans le meilleur état de défense, oc-cupaient entièrement le prince royal. Mais,à Londres et à Berlin , les négociations étaientdans la plus grande activité, et lord Saint-IIé-lens était parti d’Angleterre , le 4 mai, pourSaint-Pétersbourg. Bientôt l’Elbe fut ouverte aucommerce anglais. Le 20 mai- Hambourg futévacué par les Danois, et le Hanovre par lesPrussiens.
Nelson avait succédé à l’amiral Parker dansle commandement de l’escadre; et dès le 8 mai,il s’était porté vers la Suède , et avait écrit àl’amiral suédois que, s’il sortait de Carlscrona avec la flotte, il l’attaquerait. Il s’était ensuitedirigé, avec une partie de l’escadre, sur Revel,où il arriva le 12. Il espérait y rencontrer l’es-eadre russe, mais elle avait quitté ce port dèsle 9. U n’est pas douteux que, si Nelson eût