bataille navale d’aboukir.
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!" NOTE.
Le» îles de Malte, du Gozo et du Canius sont trois pe-tites îles voisines les unes des autres. 11 est peu de paysplus ingrats. Tout est rocher, la terre y est rare; on en afait venir de Sicile pour accroître la culture et faire desjardins. La principale production de ces îles est le coton :c’est le meilleur du levant; elles en font pour quelquesmillions. Tout ce qui est nécessaire à la vie , vient deSicile . La population des trois îles est de cent mille âmes,elles ne pourraient pas en nourrir dix mille. Le port est undes plus beaux et des plus sûrs de la Méditerranée. La ca-pitale, Lavalette, est une ville de 3o mille âmes; il y a debelles maisons, de grandes rues, de superbes fontaines,des quais, magasins, etc. Les fortifications sont bien enten-dues , très-considérables, mais entassées les unes sur les au-tres en pierres de taille. Tout y est casematé et à l’abri de labombe. Caffarelly-Dufalga, qui commandait le génie, dit plai-samment en faisant la reconnaissance : « Il est bien heureux“ que nous ayons trouvé quelqu’un dedans pour nous ouvrir« les portes, u II faisait allusion au grand nombre de fossésqu’il eût fallu traverser et d’escarpes qu’il eût fallu gravir.La maison du grand-maître est peu de chose, ce serait sur lecontinent celle d’un particulier de ioo mille livres de rente.11 y a de très-beaux orangers , un grand nombre de jar-dins inférieurs et de maisons appartenant aux baillis,commandeurs, etc. L’oranger en est le principal ornement.
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