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MEMOIRES 1)E N AFOLÉON.
§ IV.
De tout temps l’Egypte a servi d’entrepôtpour le commerce de l’Inde . I) se faisait an-ciennement par lamerBouge. Les marchandisesétaient débarquées à Bérénice , et transportéesà dos de chameau , pendant quatre - vingtslieues, jusqu’à Thèbes , ou bien elles remon-taient par eau de Bérénice à Cosseîr : ce quiaugmentaitla navigation de quatre-vingts lieues,mais réduisait le portage à trente. Parvenues àThèbes, elles étaient embarquées sur le Nil ,pour être ensuite répandues dans toute l’Eu-rope. Telle a été la cause de la grande prospé-rité de Thèbes aux cent portes. Les marchan-dises remontaient aussi au-delà de Cosseîr,jusqu’à Suez , d’où on les transportait à dos dechameau jusqu’à Memphis et Péluse , c’est-à-dire l’espace de trente lieues. Du temps dePtolémée, le canal de Suez au Nil fut ouvert.Dès lors, plus de portage pour les marchan-dises ; elles arrivaient par eau à Baboust et Pé-luse, sur les bords du Nil et de la Méditerranée.
Indépendamment du commerce de l’Inde ,l’Égypte en a un qui lui est propre. Cinquanteannées d’une administration française accroî-traient sa population clans une grande propor-tion. Elle offrirait à nos manufactures un dé-