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Tome deuxième. [2/1.]
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df. d’égypte . 227

pions, des observateurs, des contrôleurs, desfinanciers, indépendants et opposés aux na-tionaux. Quant aux janissaires et aux Otto-mans , la politique voulait que l’on ménageâten eux le grand-seigneur; l’étendard du sultanflottait en Égypte , et Napoléon était persuadéque le ministre Talleyrand s’était rendu àConstantinople , et que des négociations surl’Égypte étaient entamées avec la Porte. LesMamelucks d’ailleurs s’étaient attachés à hu-milier, à annuler et désorganiser les milicesdes janissaires qui étaient leurs rivaux; de l’hu-miliation de la milice ottomane était née ladéconsidération totale du pacha et le méprisde l’autorité de la Porte, à tel point que sou-vent les Mamelucks refusaient le mi/y; et cettemilice se fût même déclarée tout-à-fait indé-pendante , si l’opposition des scheicks ou desdocteurs de la loi ne les eût rattachés à Con-stantinople par esprit de religion et par inclina-tion. Les scheicks et le peuple préféraient l’in-fluence de Constantinople à celle desMameluks;souvent même ils y adressaient leurs plaintes,et quelquefois réussissaient à adoucir l’arbi-traire des beys.

Depuis la décadence de l’empire ottoman ,la Porte a fait des expéditions contre les Ma-melucks , mais ceux-ci ont toujours fini par

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