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Tome deuxième. [2/1.]
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a/j4 MÉMOIRES I)E NAPOLEON.

riété était extrême, car il fallait s’emparer duCaire dans le premier moment de stupeur, aulieu de laisser aux habitants, en perdant qua-rante-huit heures, le temps de revenir de leurépouvante. Heureusement qu’à la bataille , cen’était pas les Mamelucks seuls qui avaient étévaincus, les janissaires du Caire et tout ce quecette ville contenait de braves et d’hommesarmés y avaient aussi pris part et étaient dansla dernière consternation. Tous les rapportssur cette affaire donnaient aux Français un ca-ractère qui tenait du merveilleux.

§ IX.

Un drogman fut envoyé par le général enchef vers le pacha et le cadi-scheick, iman dela grande mosquée, et les proclamations queNapoléon avait publiées à son entrée en Egypte furent répandues. Le pacha était déjà parti ,mais il avait laissé son kiaya. Celui-ci crut deson devoir de venir à Gizeh , puisque le géné-ral en chef déclarait que ce n’était pas auxTurcs, mais aux Mamelucks qu’il faisait laguerre. Il eut une conférence avec Napoléon ,qui le persuada. C’était d’ailleurs ce que cekiaya avait de mieux à faire. En cédant à Na-poléon , il entrevoyait l’espérance de jouer ungrand rôle et de bâtir sa fortune. En refusant »