corps, leur bravoure ou leur intelligence, lesfirent arriver progressivement aux premièresplaces. Il en est de même chez les pachas, lesvisirs et les sultans. Leurs esclaves parviennentcomme parviendraient leurs fils.
En Europe , au contraire, quiconque était em-preint du sceau de l’esclavage, demeurait pourtoujours dans le dernier rang de la domesticité.Chez les Romains l’esclave pouvait être af-franchi, mais il conservait un caractère dés-honuête et bas ; jamais il n’était considérécomme un citoyen né libre. L’esclavage des co-lonies , fondé sur la différence des couleurs,est bien plus rigide et plus avilissant encore.
Les résultats de la polygamie, la manièredont les Orientaux considèrent l’esclavage ettraitent leurs esclaves, diffèrent tellement denos moeurs et de nos idées sur la servitude, quenous concevons difficilement tout ce qui passechez eux.
Il fallut également beaucoup de temps auxEgyptiens pour comprendre que tous les Fran-çais n’étaient pas les esclaves de Napoléon, etencore n’y a-t-il eu que les plus éclairés d’entreeux qui y soient parvenus.
Tout père de famille, en Orient, possède sufsa femme, ses enfants et ses esclaves, un pou-voir absolu que l’autorité publique ne peut